À Nantes, une école d’ingénieurs veut inventer un avenir plus vert

Avant d’entrer dans le hall principal, vous devez montrer vos informations d’identification et porter une combinaison de protection. A IMT Atlantique, enseignants-chercheurs, doctorants et enseignants créent, main dans la main avec les entreprises, un avenir vert.

“L’industrie a longtemps considéré ses déchets comme un coût associé à l’enlèvement et à l’élimination”, a noté Khaled Loubar, responsable du département des systèmes énergétiques et de l’environnement. “Notre mission est de le transformer en richesse”, dit-il en marchant entre silos, chaudières et autres moteurs. Plastiques non recyclables, huiles usagées, graisses animales… De nombreux résidus sont valorisables en énergie.

l’énergie des déchets

“Il faut établir leur carte d’identité et ensuite développer une stratégie adaptée, en mesurant les performances énergétiques et environnementales. Ces déchets seront valorisés directement à l’usine, pour couvrir une partie de ses besoins énergétiques. Cet ancien prospect de Veolia.

Intégré dans un réacteur de pyrolyse, qui élève la température dans un environnement sans oxygène, “Une partie d’un pneu peut se transformer en gaz, en huile pouvant être utilisée comme carburant ou en une forme solide pouvant être brûlée ou utilisée comme filtre”dit-il avec une pointe d’enthousiasme.

De son côté, Albert Subrenat a présenté un modèle permettant de comprendre le processus développé avec son équipe, en partenariat avec l’équipe technique de Segula. “Qu’elle provienne d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques, l’énergie renouvelable est produite dans un laps de temps court, pas forcément au bon moment, rappelez-vous l’enseignant chercheur. Le maintenir est un défi. »

La parade? Utilisez ce pouvoir pour entraîner un piston liquide dans un réservoir de la taille d’une maison, placé à proximité de parcs éoliens, au fond de l’océan, en profitant de la grande pression. Il suffit ensuite de libérer l’air comprimé pour allumer les turbines et convertir l’énergie stockée en électricité, quand on veut, avec une perte limitée à 30%.

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Augmenter la consommation numérique

Née en 2017 du mariage de Mines Nantes et de Télécom Bretagne, IMT Atlantique travaille également à une utilisation plus vertueuse du numérique. Sur le toit d’un de ses immeubles à Nantes, un champ photovoltaïque alimente un data center très puissant. Des chercheurs de toute la France y mènent leurs expérimentations, à distance. “Un programme unique dans le monde de l’éducation”, Fier Jean-Marc Menaud, professeur d’informatique.

Son département mène également des recherches pour augmenter le potentiel de l’intelligence artificielle et des capteurs connectés (domotique, montres, dispositifs médicaux) “trop ​​souvent dans notre quotidien”.

Les futurs ingénieurs feront des choix éclairés

Dans cette école qui forme plus de 2 000 ingénieurs généralistes répartis sur ses centres de Nantes, Rennes et Brest, l’ambition écologique de long terme s’est affirmée au fil du temps. Et la recherche irrigue les enseignements.

Invités à choisir deux thématiques profondes, l’une en deuxième année, l’autre en troisième année, de nombreux étudiants optent pour “changement énergétique et environnemental”, avec deux modules qui peuvent être combinés. L’une, pratique, préparant spécifiquement à la conduite de grands projets dans le domaine de l’écologie. D’autres mènent davantage à la recherche et au développement.

“Cet accent mis sur la durabilité, la gestion des ressources, l’impact écologique se retrouve dans chaque école”, dit son directeur Christophe Lerouge. Elle sera au cœur du prochain programme scolaire. Avec pari : « Donner aux jeunes de solides compétences scientifiques et technologiques, mais aussi leur permettre de faire des choix éclairés. »

“Après l’accident de Fukushima en 2011,le nombre d’étudiants optant pour le nucléaire a baissé. Mais il est en hausse depuis deux ans. Un signe que le nucléaire – qui est un problème de déchet à long terme mais qui offre une énergie décarbonée – est aujourd’hui perçu comme l’une des clés du mix énergétique”, traducteur Christophe Lerouge.

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L’environnement changeant fascine et angoisse

Ici, les étudiants bénéficient également de cours en personne et sont souvent invités à discuter pour prendre conscience des avantages et des inconvénients de chaque solution. “Un groupe, par exemple, est chargé de défendre la voiture électrique, un autre a pour mission de démontrer ses limites (poids du véhicule, émissions de particules, etc.)”, Citez l’exemple de la chercheuse Audrey Villot.

Pendant les deux heures de son programme d’économie de l’énergie, où nous avons discuté du marché européen de l’électricité et de la taxe carbone, Niels, 23 ans, a noté que les questions de changement écologique qui l’intéressaient – “et parfois s’inquiéter” – plusieurs de ses collègues. Aussi, à l’entrée sur le marché du travail, “beaucoup donnent la priorité à l’engagement environnemental sur la rémunération ou les perspectives d’emploi”.

Déplacez vos compétences “si besoin” plutôt que désert

Cet étudiant, qui a effectué un stage chez un développeur d’électricité utilisant les courants, est dans la région “un besoin, un sens” à votre projet professionnel. « Je ne suis pas un héros, mais je veux tout donner. » Et Théo, un de ses collègues, de développer : “Nous ne savons pas si nous y arriverons, mais il s’agit de trouver des contre-mesures techniques à la crise environnementale. »

En juin dernier, lors d’une cérémonie de remise des diplômes à AgroParisTech, une autre école technique, les élèves étaient invités à ne pas pratiquer “Oeuvres destructrices” auxquelles leur formation les destine. Dans l’acceptation “en marge de l’économie” et servir “Mauvais budget”Comme le feraient certains de ses camarades, Niels privilégie une « La troisième voie est dans aider une grande entreprise à se transformer ou soutenir l’engagement sociétal d’une start-up ». Il a maintenant décidé de vivre sa vie “si besoin”.

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La priorité du rapport Jouzel

Le climatologue Jean Jouzel a présenté en février un rapport intitulé “Améliorer l’éducation et la formation aux enjeux du changement environnemental et du développement durable dans l’enseignement supérieur”.

Cet ouvrage préconise l’évolution de l’ensemble de l’étude, privilégie le niveau bac + 2, et intègre des enjeux importants : impacts sur l’environnement à l’échelle globale et locale, enjeux sociaux et gestion et transfert à l’action.

Il s’agit également de recruter du personnel universitaire en faisant de sa formation une priorité.

Enfin, les étudiants doivent être encouragés à réaliser des projets de changement écologique, soutenus dans la communauté par des référents.

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