Etats-Unis: les anti-OGM contre les semences adaptées au changement climatique

Avec des cultures génétiquement modifiées pour résister à la sécheresse, à la chaleur ou aux inondations, les pays présentent leurs innovations comme un outil de lutte contre le changement climatique. Sans convaincre les traditionnels opposants aux OGM aux Etats-Unis.

“Je ne vois pas pourquoi on devrait changer d’avis alors que les entreprises continuent de faire la même chose” en faisant la promotion de produits nocifs pour l’environnement, résume Bill Freese, du Center for Food Safety.

Les plantes adaptées au climat local, obtenues par sélection ou croisement, existent depuis longtemps et ont prouvé leur efficacité.

Mais Bayer (Monsanto), Corteva ou Syngenta montrent les progrès réalisés dans la technologie pour permettre le développement rapide de produits avec de meilleurs rendements dans des conditions de sécheresse sévère ou d’inondation.

“La tolérance à la sécheresse est un trait complexe impliquant de nombreux gènes. En conséquence, la capacité à se développer (ce trait) avec des méthodes d’élevage traditionnelles, comme le croisement, est limitée”, a déclaré un gardien à l’AFP. -mot de Bayer.

Corteva a également déclaré qu’il souhaitait “accélérer l’application de nouvelles technologies de sélection, telles que l’édition de gènes, pour explorer davantage et tirer parti de la diversité génétique existante dans l’ADN végétal”.

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Cette décision est particulièrement nécessaire à mesure que les sécheresses augmentent, que les ouragans s’intensifient et que la hausse des températures fait apparaître de nouveaux champignons et autres ravageurs, affirment les partisans des OGM.

En juillet, le Forum économique mondial a également démontré sur son site le potentiel de modifications génétiques qui pourraient amener les plantes à émettre moins de dioxyde de carbone, voire à capter du CO2.

– Pas d’objection système –

Dirigés par l’AFP, de nombreux groupes militent pour une approche prudente des OGM, se défendant cependant contre toute opposition systématique aux nouvelles technologies.

Mais ils ont critiqué les conséquences de leur adoption à grande échelle et ont exprimé des doutes persistants quant à leur sécurité. Au lieu de cela, ils promeuvent des méthodes agricoles plus respectueuses de l’environnement.

“Combien de fois avons-nous lu que nous ne pouvons pas nourrir le monde en 2050 sans OGM ?” dit Bill Freese. Cultiver suffisamment de plantes pour nourrir 10 milliards de personnes peut se faire avec les seuls OGM, disent leurs partisans.

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“C’est un écran de fumée encore plus efficace donné par les conglomérats de pesticides pour donner un bon visage à cette nouvelle technologie” et augmenter leurs ventes, a déclaré M. Freese.

Rien ne montre la supériorité des OGM sur leurs homologues conventionnels, convainquant les lents.

Les deux stations sont spécialisées dans les recherches scientifiques se déroulant dans leur direction.

Plus de 90 % du soja, du coton et du maïs cultivés aux États-Unis sont désormais modifiés pour résister aux herbicides et/ou aux insectes. Cela a réduit le besoin de main-d’œuvre, c’est pourquoi les agriculteurs américains les ont favorisés malgré leurs coûts élevés.

Le maïs adapté à la sécheresse est commercialisé depuis 2011 aux États-Unis. Que ce caractère soit développé par des moyens traditionnels ou par modification génétique, il est combiné dans de nombreux cas avec des OGM résistants aux herbicides ou aux insectes.

Les entreprises “nous disent depuis les années 1970 que les OGM seront plus nutritifs, aideront à réduire les niveaux d’azote et feront face à toutes les conditions. Mais qu’avons-nous vu ? Plus précisément les OGM qui permettent l’utilisation massive d’herbicides”, déplore Michael Hansen, de Consumer Protection Association Consumer Reports.

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Mais “les OGM vont de pair avec des produits chimiques puissants qui causent la pollution par les pesticides, des dommages aux populations d’insectes, la santé des sols, la qualité de l’eau et la santé humaine”, a déclaré Dana Perls, de l’ONG Friends of the Earth.

“Bien que nous ayons fait des progrès incroyables dans la cartographie et la manipulation du matériel génétique, nous sommes encore très limités dans notre compréhension du fonctionnement de tous les organismes” et il est important en ce sens d’adopter une approche prudente, a-t-il poursuivi au passage.

L’utilisation des OGM pour leur résistance à la sécheresse sans considérer au préalable la qualité des sols montre aussi une vision à court terme, estime pour sa part Andrew Smith, du Rodale Institute, qui promeut l’agriculture biologique.

L’adoption de pratiques agricoles dites renouvelables, telles que la rotation des cultures ou la réduction du paillage, permet par exemple au sol de séquestrer plus de carbone et de retenir plus d’eau, a-t-il noté. “C’est une stratégie pour lutter contre le changement climatique.”

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