immigration, retraites, avenir du parti… Ce qu’il faut retenir du débat entre Eric Ciotti, Bruno Retailleau et Aurélien Pradié

Les candidats à la présidentielle Les Républicains Eric Ciotti, Bruno Retailleau et Aurélien Pradié avant le débat organisé par la chaîne LCI le 21 novembre 2022.

Dans le match à domicile, tout le monde a essayé d’avoir un impact. Dans le cadre d’un débat télévisé unique organisé par LCI, à l’approche du congrès des Républicains (LR), les trois candidats du parti – le sénateur vendéen Bruno Retailleau, le député du parti des Alpes-Maritimes Eric. Ciotti et Lot Aurélien Pradié – croisent le fer pendant une heure et demie le lundi 21 novembre.

Un an après l’investiture du candidat à la présidentielle de 2022, 91.000 membres du parti de droite seront conviés aux urnes électroniques pour choisir un chef les week-ends du 3 et du 4. et 10-11 décembre Ces élections devraient donner à LR l’occasion de tourner la page d’une série politique éprouvante marquée par la lourde défaite de Valérie Pécresse en avril dernier (4,8 %) et les divisions qui menacent de la briser.

Après plus d’un mois de campagne, les trois candidats à la succession de Christian Jaakob ont tenté lundi de trouver un équilibre : rejeter toute convivialité, éviter d’ajouter à la division dans l’incertitude de l’avenir de leur famille politique. Une crête qu’ils ont tenue tout au long de l’échange, malgré les différences de style et d’idées.

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Différences de style dans la question de l’immigration

Les trois candidats assis côte à côte ont défendu leur candidature. Favorisé par le tirage au sort, le patron des sénateurs de droite, Bruno Retailleau, a présenté sa candidature d’abord comme la garantie et l’incarnation de l’unité de sa famille politique » un droit qui embrasse ses convictions”.

Son principal adversaire, l’extrême droite Eric Ciotti, déclaré favori des militants, a défendu les siens en affirmant que “Le moment est venu d’oser juste” quand le pays est en route vers la récession. Le benjamin, Aurélien Pradié, a conclu la série en soulignant plutôt ce qui le sépare de ses challengers, supposant qu’il utilise une ligne de pliage et “un nouvel espoir droit.

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Ce dernier, dans une chorégraphie discursive soignée, a tour à tour répondu aux questions des journalistes sur la guerre en Ukraine, le souverain, l’économie et le social, l’écologie et l’avenir de LR. Ils ont montré les premières différences stylistiques dans leurs débats sur l’immigration, bien qu’ils s’accordent sur le principe de fermeté.

Interrogé sur l’accueil du navire humanitaire “Ocean Viking” en France, Aurélien Pradié a confirmé que dans une telle situation “La préoccupation des gens est de sauver les perdus”. Eric Ciotti a vivement critiqué la décision du gouvernement dans cette affaire, affirmant qu’Emmanuel Macron “a été lâche et impuissant” contrairement à “Mme Meloni”.

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Bruno Retailleau, qui a également critiqué la politique d’immigration du gouvernement, a profité de l’épisode pour parler de Grégoire de Fournas, le député RN qui a été condamné pour avoir tenu des propos racistes dans l’hémicycle, dans un coup à peine déguisé à M. Ciotti, qui a condamné les propos. élu d’extrême droite. ” Moi, je ne suis jamais tombé dans le piège des doctrines morales de gauche (…), c’est pour ça que même quand il y a eu cette affaire Fournas au parlement, je n’ai pas trouvé que c’était raciste de vouloir faire rentrer les illégaux chez nous”, il a tiré.

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Eric Ciotti et Bruno Retailleau ont en revanche tenté de discréditer Aurélien Pradié, qui proposait un uniforme obligatoire non seulement à l’école mais jusqu’à l’université.

Des désaccords de fond sur les retraites et l’avortement

Lors de la discussion, les trois candidats à la présidence LR n’ont pas non plus pu cacher leurs désaccords fondamentaux sur la question des retraites. Retailleau a défendu la réforme approuvée par le Sénat pour déplacer l’âge de la retraite à 64 ans et allonger la durée de versement. “Incarnation des préoccupations[r] droite populaire, Aurélien Pradié s’est prononcé en faveur de la réforme “basé sur les rentes”. Quant au député des Alpes-Maritimes, il a défendu une “la synthèse” entre les deux. Mais quand l’adjoint de Loti a déclaré que la réforme des retraites serait pour lui une ligne rouge, MM. Ciotti et Retailleau ont admis qu’ils pourraient voter pour lui s’il répond aux souhaits de la droite.

Concernant l’inscription de l’avortement dans la constitution, seul le sénateur vendéen, connu pour ses positions sociales conservatrices, a critiqué l’idée. “apporté des États-Unis par l’extrême gauche”. Puis il a été mis en difficulté par ses adversaires, comme Eric Ciotti, qui ont réclamé le droit des républicains d’être « en harmonie avec la société » et ne s’est pas tournée vers le passé.

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Interrogés en fin d’émission sur l’avenir de LR, les trois candidats ont finalement décidé que le statut politique de leur parti restait entre les macros et l’extrême droite. “Je veux que cette fête devienne plus moderne, plus populaire” a déclaré Aurélien Pradié, tandis que M. Retailleau a affirmé qu’il fallait défendre la justice » une ligne claire par rapport aux États et à l’économie ». Eric Ciotti a promis de reconstruire sa famille politique en fixant pour objectif à LR de remporter la présidentielle de 2027 grâce à la candidature de Laurent Wauquiez.

Chacun a aussi tenu à rappeler sa ligne de fracture supposée avec les années Nicolas Sarkozy. En revanche, la question posée par Retailleau qu’il était mieux placé auprès des adhérents que M. Ciotti, et le sujet des multiples emplois de l’ex-épouse du vice-président des Alpes-Maritimes, n’ont pas été abordés lors du débat. Les trois candidats doivent désormais se retrouver samedi devant le conseil du parti pour une dernière grande allocution orale avant le congrès.

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