La confusion qui règne à Berlin complique la relation franco-allemande

analyser. 60e L’anniversaire du traité de l’Elysée, célébré dimanche 22 janvier à Paris, n’a pas seulement permis aux difficultés que la France et l’Allemagne ont d’apporter des réponses communes et concrètes aux grands défis du moment. Il a également évoqué un fait qui explique en partie pourquoi Paris et Berlin ont tant de mal à accorder leurs violons : la grande confusion qui règne sous Olaf Scholz, le chancelier silencieux, chef du gouvernement de coalition, une coalition dont les ministres expriment plus leur propre ligne politique volontiers qu’ils ont tendance à parler d’une seule voix.

La discussion sur la livraison de chars Leopard à l’Ukraine en est un parfait exemple. Dimanche, lors d’une conférence de presse commune à l’Elysée, qu’il a tenue avec Emmanuel Macron après le conseil ministériel franco-allemand, Olaf Scholz est entré en contact lorsqu’un journaliste lui a demandé s’il serait prêt à donner le feu vert à ces Allemands. -réservoirs fabriqués avec véhémence exigés. La ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock, invitée un peu plus tard au LCI, a été beaucoup plus précise et a assuré que l’Allemagne ne s’opposerait pas au fait que les pays qui possèdent des léopards, notamment la Pologne, puissent en fournir à l’Ukraine s’ils le souhaitaient. Interrogé par la chaîne allemande ARD dans la soirée, son collègue de la défense Boris Pistorius s’est montré beaucoup plus prudent et a affirmé que la décision d’envoyer des chars sur le front ukrainien viendra. “à temps” et il serait pris “dans le bureau”.

Ces trois discours n’ont pas clarifié la position de Berlin, mais ont au contraire souligné la vivacité du débat au sein du gouvernement allemand sur la question du soutien militaire à l’Ukraine. En disant soutenir les pays fournissant des chars Leopard à l’Ukraine, Annalena Baerbock ne faisait que répéter ce que son homologue en charge de l’économie, Robert Habeck, avait dit trois jours plus tôt : “L’Allemagne n’a pas à arrêter les autres pays s’ils veulent aider l’Ukraine, quelles que soient les décisions que l’Allemagne prend pour elle-même. »

pommes de la discorde

Les anciens coprésidents des Verts, Annalena Baerbock et Robert Habeck, sont ici en parfaite harmonie avec la ligne de leur parti qui, depuis le début de la guerre en Ukraine, appelle à une politique de livraisons volontaires d’armes. Dans ce domaine, ils peuvent compter sur le soutien des libéraux (FDP), le troisième volet de la “coalition feu tricolore”. » social-démocrate Olaf Scholz (SPD). Eux aussi expriment régulièrement leur impatience face aux atermoiements de la chancellerie et du ministère de la Défense, tous deux dirigés par le SPD, un parti dont la culture pacifiste et la bienveillance de longue date envers Moscou expliquent la méfiance actuelle vis-à-vis des livraisons d’armes.

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