la France furieuse contre Washington

La saison du commerce international n’est certainement plus une saison d’harmonie et de bonne volonté – nous disons cela avec le sourire, car cela n’a jamais été tout à fait possible. L’Europe est en guerre économique et militaire (par délégation) avec la Russie, l’Europe remet en question ses relations avec la Chine, eh bien, l’Europe est aussi mécontente de l’attitude des Américains à son égard.

De quoi parle-t-on ?

Face à l’inflation, Joe Biden a approuvé un gigantesque plan de relance économique qui offre des subventions substantielles aux entreprises s’implantant aux États-Unis. Lui aussi (nous en avons déjà parlé ici) a décidé de réserver les primes à l’achat de voitures électriques à celles équipées d’une batterie made in USA. De plus, les prix de l’énergie sont beaucoup plus bas de l’autre côté de l’Atlantique. Dans une longue interview accordée à quatre médias européens, le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire s’est élevé contre toutes ces concurrences qu’il juge déloyales et a exigé une réponse de l’Europe, dit-il, “rigoureuse” et coordonnée.

Pourquoi ?

Parce que les investissements qui auraient dû être faits en Europe ne sont pas faits. Bercy calcule que la France pourrait perdre 10 000 emplois industriels et 10 milliards d’investissements. Ajoutez à cela les tensions avec la Chine et l’Europe, prévient Le Maire, fait face à un véritable “arrêt industriel” dans les années à venir. Si nous voulons donner un sous-titre à cette position, c’est celle-ci envoyée directement à Joe Biden : vous, les États-Unis, êtes en conflit ouvert avec Pékin pour le leadership mondial ; Si tu nous veux à tes côtés, il faut vraiment que tu joues un peu plus collectivement.

Et est-ce justifié ?




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Il est clair que l’Europe voit que les USA (comme la Chine) défendent leurs intérêts et que “tout le monde est beau, elle est gentille” est un concept très européen. Bien sûr, Washington défend des fortunes en aidant militairement l’Ukraine, mais si l’on regarde un peu plus loin, on s’aperçoit que les États-Unis disposent actuellement d’un triple avantage dans la course économique mondiale : une énergie moins chère, des réglementations moins contraignantes et ambitieuses. climat, normes comptables) et une politique budgétaire beaucoup plus souple (c’est un seul pays, pas 19, et le dollar est le patron des devises).

Globalement, deux questions doivent être posées. Premièrement, Berlin est-il aligné sur Paris dans cette nouvelle bataille qui se déroule ? Incertain. Deuxièmement, l’Europe trouvera-t-elle son chemin entre la mondialisation américaine et chinoise ? C’est un défi pour les années à venir.



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