le financement participatif intra-entreprise pour impliquer les collaborateurs

“Il y a quelques années, j’ai eu une idée que je voulais présenter à mon entreprise, et c’était impossible, c’était trop compliqué, il fallait confirmer avec beaucoup d’itérations”, raconte Ségolène Mouterde. Vincent Desmares, co-fondateur, avait fait face à des problèmes similaires, il leur suffisait de créer une plateforme de financement participatif, en interne de l’entreprise : Teamstarter.

Le sentiment d’appartenance à une entreprise n’est plus le même

Le fondateur cumule deux constats : le démarrage est un excellent levier d’engagement, car il permet aux salariés de se sentir impliqués, mais c’est trop compliqué, voire impossible, pour un salarié moyen. Team Starter souhaite répondre à cette exigence : « L’idée, c’est que des petits projets, à l’échelle des collaborateurs. Les types de projets sont choisis par nos clients, sur la RSE, l’expérience collaborateur, etc. Et les collaborateurs pourront présenter leurs idées sur la plateforme.. C’est donc la fin de la traditionnelle « boîte à idées », dont les projets sont rarement réalisés.

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Concrètement, les entreprises allouent un budget mensuel à chaque employé via Team Starter. Grâce à ce montant, tous les collaborateurs peuvent proposer des projets qui leur tiennent à cœur et auxquels leurs collègues pourront participer. “Plus de 92% des projets proposés voient le jour avec Teamstarter”. Dans des entreprises comme une collection de Legos pour construire des rampes d’accès qui permettent aux personnes à mobilité réduite d’accéder aux agences bancaires ou créer des tutoriels pour faciliter l’utilisation des outils internes.

Le fondateur Sopra donne un exemple de leur travail avec Steria : « Il y a un vrai besoin de renforcer le sens de l’engagement, car les salariés sont des consultants, ce qui est très rare dans l’entreprise. Comment renforcer ce sentiment d’appartenance et cette culture d’entreprise ? Chez TeamStarter, ils ont proposé des projets qui rassembleront les employés ».

Première levée de fonds

La fondatrice affirme que ce n’est pas la première fois qu’elle se lance en tant qu’entrepreneure. “Vraiment l’idée était de se dire, on construit une entreprise qui est rentable, un business model qui marche, une croissance qui est là.” La levée de fonds ne doit pas être un moyen d’assurer la survie de l’entreprise, elle doit être une accélération”. Un état d’esprit qui n’est pas sans rappeler le Bootstrap Club, dont elle est membre.

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Et maintenant, le starter de l’équipe doit intervenir. 7 millions d’euros ont été levés il y a quelques semaines. Odyssée Venture, Matters, Financière Vector (véhicule d’investissement de la Banque Populaire Val de France) ou les business angels Benoit et Bertrand Leclerc (président Créadev et fondateur d’Abor et Sens et président du groupe Abilways), Nicolas Petrovic (ancien PDG Siemens) et Eurostar), Benoît Quérel (serial entrepreneur et président fondateur d’AptiSkills) et Patrick Duxneuf (ancien directeur général d’Aviva Europe et président de Circle Turgot), entre autres.

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Levée de fonds “Pour le marketing, l’international et la fabrication”explique Ségolène Mouterde. « Nous voulons aller au-delà du crowdfunding. Parce que pour beaucoup de nos clients, nous sommes l’outil de collaboration le plus utilisé, cela nous permet de penser à proposer d’autres fonctionnalités plutôt que le crowdfunding.”. A l’international, le fondateur parle de tester les marchés : “Nous allons à l’international à travers nos clients existants, testons et apprenons, et dans les pays où ça marche, nous allons accélérer d’un point de vue commercial”.

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