L’économie mondiale mise à mal en 2023 après les chocs de cette année – 07/12/2022 à 16:22

(AFP/Stephanie Reynolds)

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Entre réchauffement climatique, hausse des prix et guerre en Ukraine, les experts prédisent une année noire pour 2023. Pour certains, le monde n’a pas connu une situation aussi complexe depuis la Seconde Guerre mondiale.

2022 restera

L’année des “polycrises”.

. L’expression popularisée par l’historien Adam Toews décrit les conflits de différentes sectes qui s’unissent pour dominer l’ensemble.

Ces chocs “se sont accrus depuis le début du siècle”, avec la crise financière de 2008, la dette souveraine, la pandémie, la crise énergétique, a expliqué à l’AFP Roel Beetsma, professeur d’économie à l’université d’Amsterdam.

Pour lui, le monde “n’avait pas connu une situation aussi complexe depuis la Seconde Guerre mondiale”.

Alors que l’inflation devrait être une simple transition liée à la reprise de l’économie post-Covid, le conflit russo-ukrainien et la croissance énergétique ont changé les cartes.

Inflation

Bien qu’il ait commencé à ralentir, dans la zone euro en novembre jusqu’à 10%

et 6 % aux États-Unis en octobre.

Il devrait cependant atteindre 8 % au quatrième trimestre dans les grands pays développés et émergents du G20, avant de revenir à 5,5 % en 2023 et 2024, selon l’OCDE. Pour s’en sortir, l’organisation préconise des aides plus ciblées, notamment en France et en Allemagne. Comme d’autres, les deux pays ont dû rouvrir le chéquier pour soutenir les ménages et les entreprises.

Un petit coup de pouce pour la Banque centrale européenne, mais pas de miracle

Essentiellement pour préserver la stabilité des prix, les banques centrales ont presque toutes commencé à remonter les taux d’intérêt.

Mais la stratégie donne un peu plus de poids à l’économie en rendant les conditions d’emprunt plus chères pour les ménages et les entreprises. Idem pour les États, surendettés du fait de la crise financière et de la pandémie, et certains sont désormais menacés d’instabilité voire de défaut.

Une lueur d’espoir est venue des États-Unis : Jerome Powell, le patron de la Réserve fédérale américaine (Fed), a annoncé que les taux pourraient être baissés moins rapidement en décembre, tout en prévenant qu’ils pourraient être relevés “pour un temps”.

De son côté, la Banque centrale européenne voit une nouvelle croissance réalisée en décembre, mais peut-être moins forte qu’en octobre.

La pire crise pourrait être la crise climatique

Dans la zone euro, une stagnation est attendue dans un premier trimestre et une année particulièrement difficiles. Dans le même temps, la consommation et la production manufacturière chinoises ont été affectées par la stratégie de lutte contre le Covid, et les exportations ont été plombées par le ralentissement mondial.

Mais “la pire crise, qui se passe au ralenti, c’est la crise climatique”, estime Revel Bitsma.

La difficulté des États à gérer la hausse des coûts de l’énergie reflète également leur lente transition. “Si nous n’en faisons pas assez, cela nous frappera à une échelle jamais vue auparavant”, a pensé Revel Betsma.

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