Les actions en Europe dans le rouge, craintes sur les taux et une récession – 17/11/2022 à 14:11

Photo d'archive des locaux du London Stock Exchange Group à Londres

Photo d’archive des locaux du London Stock Exchange Group à Londres

Par Claude Chenjou

PARIS (Reuters) – Wall Street devrait chuter jeudi et les marchés boursiers européens se négocient également dans le rouge à la mi-séance, le sentiment du marché étant toujours plombé par les derniers indicateurs macroéconomiques selon lesquels les banques centrales font craindre la poursuite des difficultés financières. Dans un contexte de forte inflation, les tensions géopolitiques peinent à s’estomper.

Les contrats à terme sur indices new-yorkais indiquaient une ouverture en baisse de 0,69% à Wall Street pour le Dow Jones, 0,79% pour le S&P 500 et 0,76% pour le Nasdaq.

A Paris, le CAC 40 recule de 0,82% à 6.553,31 vers 12h45 GMT. A Francfort, le DAX a perdu 0,17% et à Londres, le FTSE a perdu 0,56%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a chuté de 0,52 %, l’Euro Stoxx 50 de la zone euro de 0,56 % et le Stoxx 600 de 0,63 %.

Certains analystes, comme Brian Jacobson d’Allspring Global Investments, estiment qu’une augmentation plus rapide que prévu des ventes au détail aux États-Unis en octobre pourrait inciter la Réserve fédérale américaine (Fed) à décider de relever ou non les taux d’intérêt. . Impact sur l’économie.

Les responsables de la Fed tels que Christopher Waller et Mary Daly continuent également de commenter la vision limitée, estimant qu’il reste encore un long chemin à parcourir en termes d’augmentation du coût de la dette.

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Les marchés monétaires tablent sur une probabilité de 93% d’une hausse des taux d’un demi-point aux États-Unis le 14 décembre, avec une augmentation de trois quarts de point de seulement 7%. Alors que le pic des taux s’est vu à l’été proche de 5%, contre la fourchette actuelle de 3,75-4%.

Les économistes de JPMorgan estiment pour leur part que la Fed devrait augmenter ses taux de 100 points de base jusqu’en mars 2023, tandis que l’économie américaine pourrait enregistrer une “récession légère” au second semestre 2023 avec la poursuite attendue du resserrement monétaire.

En Europe, l’inflation dans la zone euro a été un peu plus faible que les premières estimations en octobre, à 10,6% en rythme annuel, selon les chiffres définitifs publiés jeudi par Eurostat, mais elle est restée à un niveau record.

En Grande-Bretagne, où l’inflation a atteint 11,1%, le plus haut depuis 1981, le gouvernement a présenté jeudi un nouveau projet de budget marqué par des hausses d’impôts et des réductions des dépenses publiques, redonnant confiance aux marchés après une tempête financière. gouvernement à démissionner. La première ministre Liz Truss a démissionné le mois dernier.

Le gouvernement britannique a également annoncé qu’il s’attend à ce que l’économie se contracte de 1,4 % l’année prochaine.

Sur le plan géopolitique, la Russie a tiré jeudi une nouvelle salve de missiles sur plusieurs grandes villes ukrainiennes alors que Kiev continuait d’affirmer que le missile tombé en Pologne mardi n’était pas ukrainien et appelait l’Ukraine à participer à l’enquête en cours sur l’incident. Est-ce que

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Les valeurs de Wall Street à suivre

Nvidia a gagné 2,8% en parts de marché avant commercialisation mercredi soir après avoir annoncé des ventes trimestrielles meilleures que prévu, tirées par une forte demande dans les centres de données. Advanced Micro Devices a pris 0,9 % et Intel a pris 0,6 %.

Cisco Systems progresse de 4% après que la Bourse a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, relevé ses prévisions annuelles et annoncé un plan de restructuration qui pourrait toucher environ 5% de ses effectifs.

Valeur en Europe

En Bourse, la séance a été portée par plusieurs résultats de grands groupes comme Bouygues, qui a perdu 6,14% après avoir donné un objectif de marge 2023 à sa filiale Colas par rapport à l’incertitude des prix.

En revanche, Siemens, confiant dans l’avenir, a bondi de 7% après avoir annoncé un bénéfice trimestriel meilleur que prévu et regroupé cinq de ses activités en une entité distincte.

Les ventes trimestrielles supérieures aux attentes de Burberry sont également appréciées, tandis que les perspectives 2025 de l’assureur néerlandais NN Group (-6,97%) sont jugées décevantes. Thyssenkrupp a chuté de 2,71% alors que le groupe allemand a averti que ses bénéfices et ses ventes chuteraient de manière significative en 2023.

Par secteur, la quasi-totalité des actions Stoxx 600 sont dans le rouge, les ressources de base affichant la plus forte baisse (-2%) sur fond de craintes.

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Changements

Le dollar gagne 0,52% face à un panier de devises internationales, en prévision d’une poursuite des hausses de taux, alors que plusieurs responsables de la Fed, Raphael Bostic, Loretta Mester et Neel Kashkari, devraient s’exprimer ce jeudi.

L’euro se négocie à 1,0338 $, en baisse de 0,52 %.

La livre sterling a chuté de 0,77 % à 1,1816 dollar après la présentation du nouveau budget britannique.

ÉVALUER

Les rendements obligataires aux États-Unis sont en hausse : une dizaine d’années affichant trois bases à 3,72 % et deux ans à 4,36 %.

En Europe, le rendement obligataire allemand à dix ans a chuté de près de trois points à 1,97 % et le rendement à deux ans quatre points à 2,07 %, en réaction, selon les traders, aux dernières déclarations de deux responsables bancaires de la Banque centrale européenne (BCE Robert Holzmann et Pablo Hernández de Cos, qui plaident pour une prudence accrue dans le resserrement monétaire de l’Institut de Francfort, sur le risque de stagflation dans la zone euro.

pétrole

La demande chinoise de pétrole brut pèse sur les prix du pétrole dans le contexte de la résurgence de l’épidémie de COVID-19 dans le pays.

Le Brent a chuté de 1,41% à 91,55 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a baissé de 1,85% à 84,01 dollars le baril.

(Écrit par Claude Chandeau, édité par Jean-Michel Belt)

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