Mondial 2022 : Que vaut vraiment l’Espagne ?

Elle n’est pas vraiment une favorite. Elle n’est pas négligée non plus. Il n’est pas facile de situer l’Espagne avant d’aborder la Coupe du monde 2022 contre le Costa Rica. Mais elle a clairement des raisons de croire en ses chances. La sélection de Luis Enrique est parvenue à confirmer sa résurgence entamée à l’Euro 2020 par une demi-finale qu’il a perdue aux tirs au but contre les éventuels vainqueurs de l’épreuve, l’Italie. Toujours dans le dernier carré de la Ligue des Nations en 2021, à nouveau qualifiée pour le Final Four de l’épreuve en 2023, La Roja réapprend à gagner. Faites partie des équipes importantes. Un phénomène non anodin avant la Coupe du monde.

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C’est une véritable échéance pour Luis Enrique. Arrivé sur le banc de la Roja en 2018, l’ancien entraîneur du Barça a réussi à construire son équipe au fil du temps. Une continuité qui se lit dans sa liste de choix pour la Coupe du monde au Qatar. “Il a 26 joueurs qu’il a appelés régulièrement depuis qu’il est devenu entraîneur de l’Espagnenote Félix Martin, journaliste d’eurosport.es. Ces 26 joueurs, Luis Enrique sait que tout le monde croit en lui et en son idée du football.» Dans un premier pari sur des éléments qui adhèrent à son discours, Luis Enrique a clairement préféré la logique de groupe.

“Eric Garcia n’inspire confiance à personne”

Au détriment des talents individuels ? C’est toujours le délicat équilibre qu’un entraîneur doit trouver. Si son équipe ne manque pas de qualités, l’absence de certains joueurs à des postes précis peut surprendre. Comme souvent avec l’Espagne, c’est l’attaque qui inquiète. Mais pas seulement. “Pour moi, il manque le meilleur buteur espagnol du championnat, Borja Iglesias ou Iago Espas.Félix Martin y croit. Il lui manque également un leader autre que Sergio Busquets. Un joueur capable de porter l’équipe sur ses épaules dans les moments difficiles. Comme Sergio Ramos.”

Sergio Ramos (PSG)

Crédit : Getty Images

Le choix de Luis Enrique de se passer de Ramos est assez symbolique. L’inclusion du défenseur de 36 ans dans la liste pour la Coupe du monde avait d’autant plus de sens que la défense n’est pas vraiment considérée comme un atout pour l’Espagne. “C’est le secteur faible, et c’est précisément ce qui devient important dans les matchs à élimination directesouligne Félix Martin. Onai Simon, qui devrait débuter dans les buts, est connu pour ses fluctuations de concentration. De plus, Eric Garcia n’inspire confiance qu’à Luis Enrique. On peut en dire autant de Dani Carvajal, Jordi Alba ou Pau Torres.”

Un style qui traverse les générations

Au-delà de son leadership, le défenseur de 36 ans a montré qu’il avait retrouvé de belles émotions cette saison au PSG, après deux ans de galère avec des blessures à répétition. Il peut apporter une plus-value technique très intéressante à la défense espagnole. Mais l’inclusion d’un joueur aussi influent pourrait changer l’équilibre dans le vestiaire de La Roja. C’est ce que Luis Enrique a voulu garder comme prioritaire, quitte à tirer un trait sur la perspective de renforcer un secteur faible. L’Espagne s’appuiera sur d’autres qualités au Qatar.

Gabi (Barça) en maillot d’Espagne

1 crédit

elle l’a. Ils correspondent à cette identité qui est devenue sa gloire passée. “Le style de l’Espagne passe à travers les générationsFélix Martin résume. C’est ce qui lui a permis de remporter deux titres de champion d’Europe (2008 et 2012) et un titre mondial (2010), à la manière de Barcelone, reconnaissable à la possession du ballon et, parfois, à jouer sans vrai numéro. 9.“Un style dans lequel les jeunes pépites du Barça, Padri et Gabi, sont ses principaux garants pour l’expérimenté Sergio Busquets, seul survivant de la victoire de La Roja en Coupe du monde 2010.

Mais quelque chose de nouveau

C’est la valeur ajoutée dont l’Espagne doit tirer parti. Un style qui lui offre une chance de contrôle collectif de son adversaire et un contrôle supérieur du jeu. Mais c’était autant la force de l’Espagne entre 2008 et 2012 que sa faiblesse entre 2014 et 2018. Adopter un rythme lent pour garder le ballon la place régulièrement dans une position difficile dans les changements de rythme, à la fois pour déstabiliser l’adversaire en phase offensive et pour le contrer dans les transitions défensives. Ce n’est pas son seul défaut. Ses blanchissages répétés à la fin en l’absence d’une buteuse de classe mondiale continuent de la tourmenter.

Ce n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c’est la présence de joueurs capables de déséquilibrer l’adversaire en vitesse ou en dribble, comme Enso Fati ou Nico Williams qui sortent du banc. C’est aussi cette génération montante, incarnée par Pedri et Gabi, qui a prouvé son potentiel à l’Euro ou en Ligue des Nations. Et cela donne de l’espoir à toute une nation. “L’Espagne peut jouer un rôle important dans la Coupe du mondedit Félix Martin. C’est une équipe compétitive qui peut atteindre les quarts ou les demi-finales et rêver de réaliser quelque chose de grand“Transformer le rêve en réalité est exactement l’énorme défi qui attend La Roja au Qatar.

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