Patricia Lassault, portrait d’une femme engagée dans l’économie varoise

Les rumeurs disent qu’elle l’a eu parce que c’est une femme. Patricia Lassalt a été nommée Chevalier de la Légion d’honneur lors d’une promotion le 14 juillet 2022. Le préfet de la guerre Evans Richard lui a remis une pancarte à Tolan dans l’enceinte de la Chambre de commerce et d’industrie le 16 novembre. Basé depuis 2016. “A ces hommes insolents qui disent que vous avez une armée d’honneur parce que vous êtes une femme, je réponds que s’ils avaient fait la moitié du travail que vous faites, ils l’auraient fait aussi.”a cousu son président Basil Gerts.
Directrice d’un cabinet d’assurances Allianz depuis 1989, Patricia Lassalt s’est rapidement intéressée à la vie économique et a souhaité rejoindre les autorités consulaires. Habituellement dans l’ombre, soucieuse de changer les mentalités, elle a accepté de parler de quelques bribes de son histoire.

enfance

J’ai grandi en Anjou jusqu’à l’âge de 8 ans, dans une famille modeste mais aimante. Nous avions l’habitude de manger des légumes du jardin et des poulets. Je préférais quand nous allions au marché. Aujourd’hui je mesure le luxe de la situation. Nous avons ensuite déménagé à Paris où vivait une partie de ma famille. Il n’y avait plus de travail en province. A cette époque, le graal pour une famille modeste était de devenir fonctionnaire. Mon père est revenu à la RATP où ma grand-mère avait fini comme chef de bureau. Il a travaillé toute une ligne. J’ai eu la chance d’en faire mon métier. pour la sécurité de l’emploi. Blessé… J’ai expliqué que ce n’était pas possible. Ce que je vais gérer. J’étudiais dans une école privée. J’avais appris à prier, j’ai vu et je me suis demandé qui pouvait croire. Ce qui semblait dénué de sens à l’époque a finalement façonné qui je suis aujourd’hui.

Début de carrière

Je veux être libre le plus tôt possible. Bac G2 en poche, je n’ai eu aucun mal à trouver un emploi. Nous sommes en 1980, j’ai 20 ans, et me voilà en train de déposer une fiche chez un agent général d’assurance. En bon leader que j’ai toujours été, je réorganise le service en en montrant le bénéfice. Je suis en stage dans une grande compagnie d’assurance. Tout en travaillant, je passe mes diplômes, cap, pb, bts. Je rencontre Pascal qui devient mon associé et mon mari. A cette époque, on travaillait dans la défense. Nous essayons de nous rapprocher de sa fille qui vit à Vellores. C’est ainsi que nous sommes arrivés à Toulon, le 1er janvier 1989. Nous n’avons pas 30 ans. Nous rachetons un ancien portefeuille d’assurances en cas de résiliation. Nous sommes en probation depuis deux ans. On fait peu mais à quel prix. Et nous attendons un enfant. Julie est née le 29 janvier 1990. Elle a passé sa première année avec nous au bureau.

Lire Aussi :  Noël: 5 cadeaux d’entreprise à offrir à ses collaborateurs ou clients

détermination

Une de mes clientes m’a mise en contact avec l’Association Femmes Chefs d’Entreprise (FCE). Je suis tombé amoureux d’Yvonne Foinant [la fondatrice du réseau en 1945, ndlr]. A Toulon, l’association est en plein déclin. On a alors une présidence bicéphale mais ça ne marche pas. Je ne veux pas recommencer car je sais que la délégation n’est pas prête pour le tsunami qu’il faudra mettre en œuvre. J’ai accepté la demande du président national qui a créé les bonnes conditions pour que nous travaillions. Afin de redorer l’image de l’association, il a fallu reconstituer une base de dossiers et d’élus, avec l’objectif suivant : la visibilité des femmes dans la vie économique. Aujourd’hui encore, je suis connu comme le président de FCE.

Le temps de l’égalité

Au début de l’égalité, l’une des premières élections concernait la Chambre de commerce. Il était logique pour nous d’y participer puisque l’association FCE a été créée à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. Où les femmes ont obtenu le premier droit de vote. Avant cela, il est entré dans la société civile. Quand cette histoire d’équité arrivera, je frapperai à la porte. Ils m’envoient au bal. Je comprends que les listes des groupes CCI sont établies par l’Union patronale du Var (UPV). Je vais là-bas. Le premier que j’ai rencontré m’a dit à quel point ce serait impossible. Sans se décourager, je me rends à Paris pour la première réunion de CCI France, où j’explique tout cela à un monsieur qui m’encourage et me donne sa carte.

Lire Aussi :  le financement participatif intra-entreprise pour impliquer les collaborateurs

Retour à UPV, toc-toc. Nouveau refus. Je sors la fameuse carte. Alors je pense que l’homme que j’ai rencontré à Paris est comme le Dieu de la Chambre de Commerce française. Ils m’ont dirigé vers Thierry Balazuk, le secrétaire général de l’Union des travailleurs, à qui j’ai expliqué que je connaissais des filles belles, que nous n’étions pas là pour faire de l’ombre, mais que nous le ferions en cas de besoin. . Il a immédiatement accepté que nous soyons sur les listes de la Chambre. Il m’a également suggéré de retourner au bureau de l’UPV. Je suis venu combattre, j’en ai gagné deux. Comment cela a-t-il commencé? Entre-temps, mon travail, une entreprise en pleine croissance, ma fille que j’emmenais à l’école tous les soirs, un mari et associé qui compensait toutes mes absences.

La vie choisie

Au début, nous cherchions des codes pour atteindre nos objectifs sans entrer en compétition. Nous étions fidèles. Nous voulons des droits égaux. Aujourd’hui, les hommes des générations plus âgées sont encore en difficulté, d’autres non. Ils comprennent ceux qui ont eu des filles. Les femmes, dans les milieux économiques, n’ont plus besoin de reconnaissance. Ils ont créé ce qu’ils voulaient. Ce qui était difficile, c’était d’ouvrir la voie à ceux qui voulaient faire ce qu’ils savaient faire. Ce qui nous a mis en colère, c’est la non-arrivée.

Légion d’honneur

Lorsque j’ai reçu un appel de la province me demandant si j’acceptais la nomination à l’Ordre de la Légion d’honneur, j’ai été frappé. J’ai demandé une période de réflexion. Syndrome de l’imposteur. Qui suis-je pour recevoir l’honneur de l’armée ? En même temps, qui suis-je pour le nier ?

Lire Aussi :  Borne veut «accélérer» les investissements du plan France 2030

Il fallait donc que je trouve une très bonne raison pour justifier mon “oui”. Il devait être partagé avec mon père, aujourd’hui décédé. Mon père, avec qui j’habitais, ne l’a jamais rencontré. Il est resté à Alger avec toutes ses recrues. Il est revenu vivant. Mais sa tête était toujours là. Acceptant Sajawal, il dit : La France m’a pris mon père. Il m’a rendu une médaille.

Le dernier défi

Je n’ai pas encore relevé de défi, sur le plan personnel. Je veux terminer ma carrière en remportant la cerise sur le gâteau. Ce qui implique de changer de locaux pour avoir une bonne exposition du cabinet et gagner un client qui nous permettra de mettre en valeur notre savoir-faire d’assureur. Ce qui n’est pas possible dans ce quartier. Enfin, il y a la transmission de l’entreprise. Nous allons à La Mitre en février. Aujourd’hui nous sommes quatre. Il faut restaurer à plein temps. Je ne sais pas quel sera le glaçage. Peut-être un changement que je n’avais pas tout à fait imaginé. En tout cas, une firme qui ressemble à la mienne.

Bio Express

1989
Certification d’agent général d’assurance confirmée au sein de la protection foncière assurance. Arrivée à Toulon. Ouverture d’un bureau Allianz.

Depuis 2012
Membre Association Nationale des Femmes Chefs d’Entreprise (FCE).

Depuis 2013
Vice-président du Comité régional de l’égalité de l’APEC.

Depuis 2016
Élu par la Chambre de commerce de guerre. Bureau de l’UPV et membre du CA. Membre du conseil d’administration du CREFOP. Membre du Conseil de Développement du TPM.

2017
Administrateur de Formasup Paca. Président du FCE Toulon (élu en juillet 2016).

Depuis 2018
Membre d’observation pour l’analyse et l’accompagnement du dialogue social et de la concertation.

A partir de 2021
Elu par la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Région Sud.

A partir de 2022
Vice-président de l’UPV-Toulon, Toulon Ouest et Services.

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button