Près de Toulouse, un SDF sommé de raser le château de hobbits qu’il a construit pour y dormir

“J’ai fait ça pour les passants”, dit-il en montrant son château miniature en mousse recyclée. C’est quand même plus beau à voir qu’une tente”. Et de fait, la construction de David, un SDF toulousain de 53 ans, n’attire pas l’attention des piétons.

Haut de plus de deux mètres, les passants y voient une “maison de hérisson”, “cabane de hobbit” ou “elfe”, mais la veille de Noël il a reçu une mise en demeure de la mairie de Tournefeuille d’évacuer les lieux.

Apparu au printemps

David, qui vit dans ce milieu précaire, est sommé de le démonter, et refuse de se plier à la décision. “Ça fait grogner, ça ne dérange personne, et c’est franchement sympa”, ironise Laurent Mahout, 38 ans, un habitant de cette banlieue toulousaine qui a l’habitude d’y emmener sa fille de 6 ans. Dimanche, jour où David, un SDF de 53 ans, se porte volontaire pour organiser des ateliers créatifs pour les enfants.

Lire Aussi :  Coupe de France : les surprises de l’an dernier ne sont plus.

Un chalet aux allures de conte de fées est apparu au printemps sur les rives de la rivière Kosketusjoki, à côté d’un chemin public prisé des sportifs et des promeneurs. Bordé d’arbres et de faux lampadaires et d’un arbre aux peluches, le bâtiment est en réalité le domicile obligatoire d’un sans-abri, d’un ancien directeur de camp ou d’un centre de loisirs.

Lire Aussi :  des Franciliens racontent l’épuisement causé par les problèmes de transport

“C’est magique”

Un jour, une femme âgée est passée devant ma tente et m’a dit que ce n’était pas très propre. (…) Alors je l’ai construit », explique David en souriant, qui a voulu taire son nom de famille. Un an et demi après avoir occupé l’appartement de la rue, il espère pouvoir vivre dans son logement jusqu’à la fin de l’hiver et s’oppose à la méthode d’expulsion de la mairie.

Fait uniquement de mousse, récupérée dans une poubelle, puis découpée et repeinte par ses soins, l’abri s’est peu à peu transformé en un véritable mini-château. “La cabane a évolué au fil des mois, c’est génial, c’est magique”, raconte Souhail Amirouch, 28 ans, un habitant du quartier, qui ne savait pas “que quelqu’un l’habitait”.

Lire Aussi :  Prison : 72 836 détenus en France, en hausse de 4,1 % sur une année, et une densité record en Occitanie

La mousse peut prendre feu

“C’est fait de mousse, donc si ça prend feu, une personne peut mourir et ça peut se propager”, craint le porte-parole de la mairie, précisant qu’en cas d’incendie, “la responsabilité du maire peut être engagée” car la cabane est à usage public.

Cependant, la municipalité se défend de pousser l’homme à la rue. “La notification officielle sera poursuivie jusqu’à ce que nous trouvions une solution”, dit-il, précisant qu’il veut “traiter de l’aspect social” avant de décider du sort de l’abri temporaire.

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button